jeudi 2 août 2012

Lundi 15 juillet 2012

Église de Élie le Prophète.
C'est un musée. Elle date de 1647 et elle a pris la place de deux églises en bois. Aucun regret pour ces dernières à Yaroslavl. Vaste ensemble dont tous les murs sont couverts de fresques du sol aux coupoles. Un visiteur n'a pas oublié ses jumelles. L'iconostase toujours aussi splendide avec de magnifiques ciselures des boiseries. 7 tableaux à gauche et 7 à droite en 5 à 6 couches de bas en haut. Elle fut financée par de riches commerçants. Que font les milliardaires actuels de leurs fortunes : des musées de peintures, des restaurations de constructions anciennes. Dans les deux cas il y a consensus avec le peuple qui s'y précipite soit pour rencontrer la transcendance religieuse soit la transcendance artistiques. Ici l'église de Élie le Prophète, un misérable ermite à qui on attribue toutes sortes de prévisions alors qu'il ne savait ni écrire ni lire et qu'il devait tout au plus être un ermite bougon. Là, Vincent Van Gogh qui « pissait » la peinture comme on « pisse » des lignes pour obtenir son pain quotidien et qui finit comme on sait vers 38 ans. C'est ce que l'on appelle des mythes vivants.

5 minutes avant la séance du Planetarium...
On ne distribue plus de billets. La prochaine est à 15h et il n'y a rien à voir si ce n'est un musée de la conquête de l'espace exclusivement réservé aux soviétiques. Rien sur l'astronomie ! Et cela vient d'ouvrir. Le film dans le planétarium est de facture allemande donc lourdement pédagogique et destiné non plus à la ménagère de 50 ans mais à son petit fils … qu'elle accompagne donc à laquelle il faut continuer à s'adresser. Jouer à l'étranger qui ne comprend rien. La directrice se déplace et règle le problème: l'étranger peut rentrer mais on lui vend deux places. Il faut encore mettre des sachets en plastique autour des chaussures car le sol est couvert d'un tapis en tissu. A la sortie, les chaussures sont humides et le plastique va à la poubelle. Pauvre planète.
A la moitié de la séance, la directrice fait déplacer des gens pour en mettre d'autres. Donc à la sortie, litige de ces derniers, remplissage du cahier des réclamations au stylo. Et le débat n'en finit pas. Au point que la réclamatrice sort dehors avec ses plastiques au pied. Perturber un citoyen, c'est un attentat à la démocratie.
On aurait pu s'attendre à un musée astronomique plus vaste et plus généraliste. Valentina dit que ce nouveau planétarium a remplacé l'ancien. D 'ailleurs c'est le musée Tereshkova qui de komsomol en 1960 pour partir dans l'espace s'est mué en soutien de Poutine pour continuer à siéger comme député à la Douma. Une fameuse opportuniste qui doit tenir les finances des musées astronomiques locaux sous sa poigne. Elle occulte même les grands savants à l'origine des succès russes dans ce domaine et tous ses collègues masculins qui ont voyagé avant elle et après. Évidemment on y parle ni des astronautes ni des taïkonautes.
« Larissa, la Russie, c'est votre problème !». Pour le « français moyen », la France est l'essentiel. Pour le « russe oyen », c'est son pays. L'un ou l'autre ne connaît l'Autre qu'au travers de ce qui lui parvient et à la gare principal de Yaroslavl, il n'y a aucun train pour une ville de l'Europe Occidentale, mais pour Archangelsk à 1000 km, Syvtyvkar à 800 km et Vladivostock - le bout du monde mais toujours russe - , et bien sûr toutes les villes plus prôches dont la plus grande, la capitale Moscou. Il n'y a pas d'aéroport à proprement parler car il ne figure pas sur le plan et n'est indiqué nulle part. C'est le problème de Larissa car le jour où il y aura quantité de TGV, les distances se raccourciront nettement et il faudra faire rentrer Américains et Chinois dans le Planétarium. Où trouver l'argent ?
Car l'ultime question c'est la croissance économique. Nous devons militer pour la décroissance donc au minimum comme il est impossible de revenir au Moyen Age, à la stagnation de la consommation tout en préservant l'emploi comme le souhaite ceux qui ont voté pour M. Hollande. Si stagnation il doit y avoir, adieu TGV et globalisation. Sauf si les nanotechnologies nous apportent les traducteurs universels, les murs écrans du monde entier pour le monde entier... Ce n'est pas si idiot. Qui au temps de Papin et de sa machine à vapeur aurait pu parler du TGV ? Or ce que Papin à découvert nous a fait passer de 700 millions d'habitants à 7 milliards et il faut que les nouvelles technologies nous fassent passer de 7 à 70 milliards dans 100 ans. C'est le nombre d'habitants qui les rapprochent. Pourvu que cela ne « collapse » pas avant comme on pourrait dire en franglais

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire