jeudi 2 août 2012

Jeudi 12 juillet 2012

Toute la journée on aurait pu penser qu'il allait pleuvoir mais le soleil a sécher les trois gouttes qui étaient tombées le matin
pour reprendre sa place habituelle à 30°.

Natalie parle d'un bâteau qui fait l'aller retour entre Yaroslavl et le maonastère de Tolga. Voilà un voyage pour
vendredi. Et elle parle du parc du Miilénium ( millième anniversaire de la fondation de Yaroslavl en 2010) ou se trouve en
outre un jardin botanique, un planétarium et encore d'autres lieux à visiter. Ce sera pour samedi.

Mais tous les charmes de la ville sont loin d'être épuisés.

D'abord, le Musée historique de la Ville, fermé le mardi. A 13h, trois visiteurs pour 5 babouchkas. Elles allument les lumières de la salle dans laquelle on entre puis les ferment. Peu de choses à voir. Une série de cartes montrant l'évolution de la ville, l'époque communiste avec une liste incomplète probablement des habitants fusillés dans les années 20 et 30 avec leurs noms et leurs âges. Cela remplace-t-il
un grand monument en ville? Une exposition de photos. Et toujours la caissière qui cette fois-ci découpe les billets d'entrées avec une règle plate et indique - progrès par rapport au Kremlin - le nom de l'exposition au stylo.

Découverte de la Maison Poitiers-Yaroslav. C'est ouvert de 10h à 20 mais "sonnez si c'est fermé". Trois dames dont la directrice. C'est un bel ensemble de salles diverses: bibliothèque, télévision et magnétoscope, salles de cours et salle de conférence. Ce sont les vacances
et la langue française disparaît des écoles et lycées de la ville. Suprème récompense: elle a encore quelques dépliants de la ville en français. A son avis, Avenue Sovietskaïa, il y a un kiosque à journaux où on trouve des textes étrangers. Chou blanc mais par contre occasion de découvrir l'architecture triomphante soviétique remise au gout du jour.

En face de la Maison de Poitiers, l'Eglise de l'Epiphanie, la révélation de Jésus lors de son baptème. C'est un musée. Les fresques sont en mauvais état. Toute la vie du Christ telle qu'elle est racontée dans les évangiles. Elle date du XVII°. Chez nous on penserait aux églises romanes du Moyen Age.

Et le soir, sur la chaîne K comme Kultura, l'Idiot de Dostoïevsky en plusieurs épisodes.


 L'intérêt de cette immersion totale est capitale. A aucun moment, on ne peut ranger dans nos armoires françaises ce que l'on voit ici car on ne juge du russe qu'à partir du russe et du français qu'à partir du français. Prenons un mètre: le zéro est à sa place et le 100 à la sienne. Quand nous sommes sur le zéro nous ne sommes pas sur le 100. Quand nous sommes en France, nous ne sommes pas en Russie et réciproquement. Dans un voyage organisé de Français en Russie, on ne cesse de tout ramener à notre France et le plus grand piège est la langue. Il faut penser à une certaine incommunicabilité entre les pays. Cela peut se règler de deux manières. Un émigré construit peu à peu une synthèse entre sa culture de départ et celle de l'arrivée avec un facteur important: le temps c'est à dire combien de temps il a vécu ou vit dans chaque pays. L'autre c'est quand il y a des confrontations ou des rapprochements de pays à pays mais la Russie est trop loin de la France pour qu'on puisse y assister autrement que de manière très ponctuelle.


La journée se termine dans la canicule et les devoirs de vacances.

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